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Les  sculptures

Nicolas Sanhes

Nicolas Sanhes sculpteur contemporain, est un ami des propriétaires depuis ses débuts. Le parc accueille  deux sculptures de l’artiste. Nicolas Sanhes est né à Rodez en 1965. Après ses études à l’école des Beaux Arts de Perpignan, il  bénéficia du prêt par sa ville natale, d’un grand atelier pendant trois ans et de l’organisation, à l’issue de cette résidence, d’ une exposition personnelle au musée des Beaux Arts Denys Puech en 1995.  Depuis 1997, il vit et travaille dans la région parisienne, à Saint Quentin en Yvelines . Sa carrière se déroule en France et à l’étranger.

La grande sculpture allongée (sans titre 1994) appartient à sa période aveyronnaise et aux explorations formelles qui précèdent les œuvres exposées au musée Denys Puech. A l’époque, l’artiste poursuivait une recherche sur les rapports de la sculpture au sol, en exploitant les lignes courbes et les volumes simples et en travaillant l’acier. Elle a été présentée lors d’une exposition personnelle, devant l’usine de la Forge de Laguiole, au cours de l’été 1994. Son allure séduisit immédiatement les collectionneurs. Elle est un paysage, une ligne, une structure, une musique, L’œuvre s’étire dans l’espace. L’ombre d’Henry Moore passe sur les collines d’Angleterre. Au centre, la longue cascade de métal  évoque  le Land Art et notamment les chemins que trace Richard Long. Aux extrémités, les formes courbes, telles des clés de sol, lui confèrent sa musicalité et laissent chanter la partition. Dans le jardin, elles sont aussi une fleur qui s’épanouit et finalement plie délicatement. Le métal, initialement poli, en rouillant a  pris la mesure du temps.

L’œuvre composée de trois plots en fonte (sans titre 1999) est une déclinaison d’une recherche  sur le nid qui donnera lieu à une série intitulée Evidence singulière. La  matrice originale partait de constructions de tasseaux de bois prenant la forme d’œufs de taille humaine, , qui furent exposées à la Menuiserie à Rodez en 2000. Il en tira des fontes dont on peut voir un exemplaire, quelques temps, au centre de Rignac.  Les « œufs » de Bassinet ont été présentés  lors de la célébration des vingt ans de restauration du château de Pachins en 1999, à laquelle Nicolas Sanhes avait prêté un ensemble d’œuvres.

C’est une autre écriture que pratique aujourd’hui l’artiste. Rodez a pu la découvrir durant l’été 2016, à l’occasion de la présentation de trois de ses œuvres dans les jardins du Foirail. Conçue comme un hommage à Pierre Soulages par Nicolas Sanhes, l’installation dévoilait ce que l’artiste nomme Géométrie incidente,  des traverses d’acier peintes en blanc traçant des lignes brisées dans l’espace. Comme le dit Benoît Decron, « la ligne est souveraine mais le volume reste roi que le spectateur soupèse du regard dans les grandes carcasses métalliques de l’artiste aveyronnais »  (catalogue 2016). C’est tout l’art de Nicolas Sanhes, capter l’espace entre ses lignes et faire du vide, une présence. Cette recherche qui a démarré en 2004 constitue maintenant l’univers de l’artiste.

bibliographie

  • Nicolas Sanhes,  travaux récents 15 janvier-15 avril 1995, musée Denys Puech
  • Nicolas Sanhes, une géométrie incidente Archibooks +Sautereau éditeur mars 2015, préface Benoît Decron, texte Jean-Louis Poitevin
  • Sanhes, D’acier et D’azur, musée Soulages, juillet 2016, textes Benoît Decron, Jean-Michel Le Lannou, photos Nicolas Sanhes;

 

 

 

 

A proximité de la maison, une statue en terre cuite du 19ème siècle, provenant d’une fabrique toulousaine, rappelle les ornements de cette époque fréquents dans les parcs du Sud-ouest.