François Sagnes

Introduction : François Sagnes photographe et le jardin de Bomarzo

François Sagnes est l’auteur d’une œuvre unique dans le monde de la photographie. Il travaille par séries selon deux registres principaux, des séries de photographies réalisées face à la matière minérale brute d’une part, et des séries de photographies sculptures dans des sites où la pierre et la sculpture sont au centre du paysage, d’autre part. La série Bomarzo appartient à cette dernière approche. François Sagnes est un artiste solitaire qui maîtrise l’ensemble du processus de production  des photographies. Cela commence par la compréhension et l’observation des sujets et des lieux en prenant le temps de s’en imprégner. Les prises de vue  évitent tout effet de pittoresque ou d’instantanéité. François Sagnes travaille à la chambre sur trépied. Il effectue lui-même ses tirages argentiques. Il en résulte des photos qui restituent les matières, les formes et la lumière de façon exceptionnelle. Elles transcendent leur planéité pour faire ressentir la densité et le poids des sujets. Le cadrage est serré. Il définit un espace qui est une composante de la construction. Mais le temps est aussi perceptible. Impossible de ne pas ressentir la lenteur, l’attention, l’observation de celui qui a déclenché l’appareil. La palette du noir au blanc en passant par tous les gris est d’une infinie subtilité. ( Bernard Bachelier)

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les textes de François Sagnes

présentation du jardin de Bomarzo

Bomarzo est le jardin emblématique du maniérisme italien du 16ème siècle. Au début des années 1990, il commençait tout juste à être relevé de l’état de ruines éparses et enfouies dans lequel il avait été redécouvert dans les années 1950 par Mario Pratz, Michelangelo Antonioni, Salvador Dali, André Pieyre de Mandiargues, Brassaï, Herbert Litz, les artistes de l’art brut, Niki de Saint Phalle, etc.

Devant l’importance visuelle et culturelle du sujet, une transposition en photographie était un défi qu’il m’intéressait de relever, et auquel je me suis attaché au long de divers voyages de 1990 à 2004 pour réaliser un relevé documentaire des objets autant que pour rendre compte du lieu par le plaisir de mes déambulations.

Conçu dès l’origine comme un espace spectaculaire de mise en scène de sculptures des figures d’une culture classique renaissante et des épopées de la littérature du 16ème siècle, puis revu au 20ème siècle par le surréalisme séduit par ses fantasmagories, qu’est-ce que cela pouvait évoquer pour nous au regard d’une culture contemporaine ?

Comment photographier ces sculptures taillées pour impressionner, sans en édulcorer les effets par une surenchère facile d’effets photographiques expressionnistes ?

Comment se tenir face aux objets faits pour être vus frontalement comme issus des gravures d’époque qui ont pu leur servir de modèle ? Mais aussi comment tourner photographiquement autour de la sculpture maniériste pour recomposer, par la diversification des points de vue, les variations des mouvements en spirale des corps ?

Comment, alors que rien de l’aménagement végétal de l’époque n’est arrivé jusqu’à nous, transcrire un esprit de ce “Bois sacré“ habité de figures mythologiques ? Et que faire du réseau graphique de la végétation qui referme ce monde sur lui-même ?
Comment traiter ces figures de passage entre le monde des vivants et les enfers, ces forces chtoniennes qui ont en plus été soumises par leur ruine récente à l’érosion de la pierre, à l’envahissement d’une végétation libre, à l’humidité de la terre qui remonte, et aux forces de l’entropie alors que ce lieu était un espace de vie et de plaisirs plus que de mélancolie ?
Comment développer une série de l’ensemble qui puisse recomposer des parcours, déjà conçus au départ pour être énigmatiques, et aujourd’hui perdus ?

François Sagnes

Les photographies : présentation de la démarche

Le Jardin de Bomarzo est une série de quatre-vingt-quinze photographies en noir et blanc dont les prises de vues ont été réalisées au cours de plusieurs allers-retours de 1990 à 2004 et dont le format des tirages originaux est de 16 x 20 cm.
Mes premières découvertes du jardin de Bomarzo se sont faites dans les livres de photographies. En premier lieu, l’édition d’un ouvrage soigné des photographies de Bomarzo de Daniel Boudinet aux éditions Stil en 1978, puis par l’ouvrage contenant le texte de Pieyre de Mandiargues sur Bomarzo accompagné de photographies de Georges Glasberg qui datait de 1957.
C’est en 1991 que je fis un premier voyage à Bomarzo. Vagabondage dans le lieu en été, découverte d’un locus chargé de figures et de fabriques plus que de l’espace d’un jardin, … et déception. Déception non point du tout à l’égard de ce que je voyais, mais du fait de l’écart entre les traitements photographiques connus, prétextes qui m’y avaient mené voir, et les perceptions et visions qui me venaient sur place. Le chaos et les corps disloqués exploités par la vision surréaliste de Pieyre de Mandiargues et Glasberg ne correspondaient plus à l’état des lieux. Tout en gardant un grand respect pour le travail attentif de Daniel Boudinet, j’y trouvais d’autres forces ; et puis l’on sait que tout travail photographique d’un moment devient plus rapidement qu’on ne le pense un document d’un autre temps des lieux. État des lieux en un moment donné. Déambulation personnelle entre documentation et poïétique.
De l’étonnement à la curiosité, puis au défi : quelques prises de vues en noir et blanc effectuées à la chambre 4 x 5 inches sur pied pour parcourir, observer et vivre ce monde à l’épreuve d’un travail et d’un projet, puis l’engagement dans le plein développement d’une série de photographies pour la mise en forme d’une découverte, vision et d’une lecture du lieu.
Après ce premier travail d’août 1991, ce furent des retours multiples, décembre 1992, février 1994, avril 2001, février 2004, le travail se poursuivant en hiver pour éviter les effets d’un “feuillagisme“ en photographie qui isolerait les sculptures entre des fonds de plans fermés ; pour éviter les jeux de lumières, graphiques, expressionnistes, au travers des futaies ; pour travailler dans les lumières pauvres et sans heure de l’hiver, dans une durée hors des effets d’instants ; ombre pour ombres ; pour laisser remonter l’humidité de la terre dans la roche mise à nue du socle géologique dans laquelle sont taillées ces sculptures, mises en scènes des mondes souterrains dans un rapport aux forces chtoniennes.
Dans ce parc sans entrée, ni centre, ni sortie, boscetto aux parcours sans perspectives, aux rares ouvertures de vues, sous l’espace fermé par le couvert de la végétation actuelle, une posture s’imposait : Au long des parcours incertains, laisser aller le mouvement des sentiers et des cheminements qui serpentent. Laisser opérer une construction flottante de la déambulation. Laisser venir les sculptures qui surgissent dans la succession des enchaînements et des mises en scènes. Constructions étagées par paliers, de terrasses en terrasses, de dessus en contrebas, hors de vues d’ensemble empêchées par d’impossibles reculs. Espaces frontaux qui adossent les choses dans le relief du terrain contre les parois naturelles ou les murs. Ouvertures d’étroits plateaux de scènes. Face à face. Machineries de figures et bouches d’ombre. Et sur les plateaux, distribution des scènes et des figures spectaculaires.
Dans les proximités forcées par l’étroitesse des espaces des terrasses et des passages aménagés à flanc de colline, construire l’attention aux formes dans la variation des mouvements, des angles de vues et des distances ; contours, détours et retours. Multiplier les points de vue pour rendre compte d’un déplacement physique dans l’espace effectif. Tourner autour des figures qui serpentent sur toutes leurs faces en effets de mouvements incessants.
Énigmes aux sens obscurs.
Les fabriques de ruines et de tombeaux se mélangeant aux effets de l’érosion sur ce qui fut sans doute lisse, un lieu de félicité et de fêtes évoquées ; végétation libre, retour de désordres et d’entropie, inévitables surcharges de signes d’un devenir du tout vers sa propre ruine, méditations sur le temps, qui n’étaient peut-être pas à l’origine dans la conception de ce jardin.

Le travail s’acheva de lui-même lorsque le lieu lui-même même devint d’une certaine façon autre sous les effets du temps, des défrichages, puis des réaménagements et des restaurations.

François Sagnes

 

Quelques exemples de photographies

 

En savoir plus sur l’artiste

biographie

François Sagnes est né en France en 1952. Vit à Paris. Etudes de Lettres classiques, puis d’Arts plastiques. A enseigné les arts plastiques, la photographie et le dessin.

Après des débuts par la gravure, pointe sèche et burin, il se consacre depuis 1977 à un travail centré sur la pratique de la photographie. La photographie étant choisie pour ce qu’elle contraint à faire face à la matérialité du corps des choses, tout en exigeant une transcription plastique avec un médium sans épaisseur.
A l’écart des questions « d’instants décisifs » ou de toute recherche d’une « vision subjective », d’une « vision d’auteur » ou d’une recherche de contemporanéité, quel face à face avec le réel la photographie permet-elle d’approfondir comme poïétique ? Les modalités de prises de vues, essentiellement à la chambre photographique sur trépied, ainsi que celles du tirage des épreuves argentiques, sont celles du temps long de l’observation, de l’imprégnation, de la réflexion et de la mise en forme.

L’ensemble du travail se répartit sur deux registres principaux qui sont développés en parallèles :
– Des séries de photographies dans un face à face avec la matière minérale brute, la pesanteur et la lumière dans des carrières de marbre blanc de Carrare, de pierre grise en Belgique, de calcaire en Bourgogne, pour un travail ancré dans des problématiques du dessin, de la gravure et de la sculpture.
– Des séries de photographies de sculptures et de constructions sur des sites dans lesquels la pierre et la sculpture sont au centre du paysage (Égypte, île de Pâques, Pétra, monastère de Saint- Siméon le stylite en Syrie, Jardin de Bomarzo en Italie, sites de mégalithes au Laos, etc.) Chacune de ces séries s’applique à mettre en forme un regard sur la sculpture dans les espaces qu’elle habite et à les désencombrer d’un trop connu et d’un trop vu pour en revenir au plus élémentaire de la perception.

Principales séries de photographies

Morphogenèses (2011 – 2012). Le jardin DE L’OMBRe (2008 – 2009). MARBRES II (2005 – 2007). MARBRES I (1990 – 2014). MEGALITHES DU HAUT-LAOS, Plaine des jarres et pierres dressées (2005 – 2008). THAT IN HANG (2005). VAT PHOU, OUM MUNG, temples Khmer du Laos (2000 – 2005). LE JARDIN DE BOMARZO (1990 – 2004). BIRMANIE – PARIS, autour des séances de dessin de Jean-Paul HUFTIER (1990 – 1993). SALINS (1992). LE JARDIN DU RAYOL (1991 – 1992). QALAAT SEMÂN, (à Saint-Siméon le stylite) (1991). Pétra (1991 – 1992). ÉGYPTE – blocs épars (1982 – 1991). ILE DE PÂQUES (1984 – 1986). MéLENCOLIA III (1983). « … UNDE AETHER SIDERA PASCIT ? » (1980 – 1982). ALLEGORIES DES SIX CONTINENTS – statues – (1980).

Principales expositions

Le Jardin de Bomarzo, Galerie 19PaulFort, Paris, 2017.
L’œil du collectionneur, Focus 2 ; Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg, 2016 – 2017.
Jardin dévoilé de la base sous-marine, Base sous-marine de Bordeaux, 2015.
Marbres, Arrêt sur l’image galerie, Bordeaux, 2015. (Exposition personnelle)
Bordemer, une sélection de la collection photographique du Conservatoire du littoral ; exposition collective, Paris-photo 2014, Ecole Nationale Supérieure d’architecture Paris-Val de Seine.
Seuils, Galerie In extremis, Strasbourg, 2012. (Exposition personnelle)
Le Jardin de l’ombre, Galerie Arrêt sur l’image, Bordeaux, 2011. (Exposition personnelle)
Mégalithes du Haut – Laos, Centre Culturel de langue française, Vientiane, Laos, 2010. (Exposition personnelle)
Romantiques et voyageurs, Musée Henri Martin, Cahors, 2010.
Trajectoires, Parcours des mondes, galerie Frédéric Moisan, Paris, 2008.
Immobilité des voyages, Itinéraires des photographes voyageurs, bibliothèque Mériadeck, Bordeaux, 2008. (Exposition personnelle)
Biennale internationale de l’image, Centre culturel franco-lao, Luang Prabang, Laos, 2007.
Silences, galerie Frédéric Moisan, Paris, 2007. (Exposition personnelle)
Galerie Up’art – galerie du Quai, Bruxelles, 2006. (Exposition personnelle)
The Pyramids – 150 Years of Photographic Fascination, Weinstein Gallery, Minneapolis, 2003.
Transparent, circulaire et léger, un désir de collection, galerie Mathieu, Lyon 2002.
Galerie Pennings, Eindhoven (NL), 2001. (Exposition personnelle)
Vue sur les îles, Centre méditerranéen de la photographie, Bastia, 2000.
Galerie d’art, Créteil, 1998. (Exposition personnelle)
De l’idée de nature au paysage réinventé ; 10 ans d’acquisitions, perspectives, Galerie Saint-Cyprien, Toulouse, 1997.
Les Trois Grandes Égyptiennes, les pyramides de Gizeh à travers l’histoire de la photographie, Musée de la photographie, Charleroi, 1996 ; Mission pour le patrimoine photographique, Hôtel Sully, Paris, 1996.
Des six continents – statues, Artothèque de Nantes, 1995. (Exposition personnelle)
Figures du littoral ; Musée océanographique, Monaco, 1994, et itinérante (Musée des Beaux-Arts, Caen ; R.I.P. Arles, Ministère des finances de Bercy, 2001 ; …)
Île de Pâques, Jardin botanique, Menton, 1993. (Exposition personnelle)
Égypte, Musée de la mer, Cannes, 1993. (Exposition personnelle)
Pétra, Institut du Monde Arabe, Paris, 1993.
Artothèque de Nantes, 1993. (Exposition personnelle)
Galerie Le Parvis, Tarbes, 1992. (Exposition personnelle)
Égypte – Égypte, François Sagnes – Aymard de Banville, Artothèque de Caen, ARDI, 1992.
Égypte, chambre noire, Montpellier, 1991 ; CCF Le Caire, 1992.
Île de Pâques, Musée La Pérouse, Albi, 1992. (Exposition personnelle)
Galerie Saint-Cyprien, Toulouse, 1992. (Exposition personnelle)
Société Française de Photographie, Paris, 1992. (Exposition personnelle)
Centre de la photographie, Genève, 1991. (Exposition personnelle)
Les Ateliers Nadar, Marseille, 1991. (Exposition personnelle)
Fixé pour l’éternité, Espace Van Gogh, Arles, 1990.
La Conversation, Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg, 1990.
Un choix photographique dans la création contemporaine, Metz, 1986.
La Photo révélée au musée, Musée du Nouveau Monde, La Rochelle, 1986.
Galerie Studio 666, Paris, 1984. (Exposition personnelle)
Galerie Studio 666, Paris, 1981. (Exposition personnelle)
Bryen éclaté, Musée des Beaux-Arts, Nantes, 1981.

Bibliographie

Éditions :
Bomarzo ; 92 photographies de François Sagnes précédées d’un essai de Gilles Polizzi, éditions Créaphis, Paris, 2016.
Ile de Pâques ; éditions Créaphis, Paris, 1988. (Photographies de François Sagnes ; textes de José Garanger, François Sagnes, Jean-Pierre Nouhaud, Anne Delahaye)
Die Osterinsel ; éditions Schirmer/Mosel, Munich, 1990. (Photographies de François Sagnes, texte de Hans-Jurgen Heinrichs.)
Le Voyage immobile ; éditions Créaphis, Paris, 1989. (Texte de Jean-Luc Parant accompagné d’une photographie originale de François Sagnes.)
Le Jardin du Rayol ; éditions Marval, collection Littoral, Paris, 1992. (Photographies de François Sagnes, texte de Gilles Clément.)

Porte-folios :
Miroirs de marbre – faces de pierre ; éditions galerie Pennings, Eindhoven, 2001; porte-folio réalisé à 12 exemplaires comprenant sous emboîtage 30 x 40cm . deux tirages originaux accompagnés d’un texte de Michèle Debat.
Des Six Continents – statues ; édition Artothèque de Nantes, Musée de l’imprimerie de Nantes, Nantes, 1995. (Porte-folio sous emboîtage 40 x 50 cm. comprenant six photographies originales accompagnées d’un texte d’Alain Coelho.)
La Fenêtre dans les yeux; livre d’artiste, comprenant 11 tirages photographiques en couleur accompagnés d’un texte manuscrit de Jean-Luc Parant, réalisé à 12 exemplaires ; 1980.

Ouvrages collectifs :
Figures du littoral, la collection photographique du Conservatoire du littoral  ; éd. Conservatoire du Littoral, 2007.
Montagnes sacrées ; Elisabeth Foch, éditions du Chêne, Paris, 2005.
Collection M+M. Auer, une histoire de la photographie, éditions M+M, Genève, 2003.
Les Trois Grandes Égyptiennes, les pyramides de Gizeh à travers l’histoire de la photographie, éditions Marval, Paris, 1996.
Littoral I ; éditions Marval, Paris, 1994.
‘ 84 ‘ 94, Centre de la photographie de Genève ; édition Centre de la Photographie de Genève, 1994.
Pétra, le dit des pierres ; éditions Actes Sud, Arles, 1993.
Le Studio 666 ; éditions 666, Paris, 1986.

Catalogues :
Jamais le même fleuve, œuvres des collections de Michèle et Michel Auer, Isabelle Darrigrand, Freddy Denaës et Madeleine Millot-Durremberger ; éditions de l’oeil, 2011.
Une Bouché de riz sur la langue du dragon ; catalogue de la Biennale internationale de l’image ; 2007.
Un Mur – un trou – un visage ; Madeleine Millot-Durremberger, Régis Durand ; catalogue de l’exposition, 2007.
Esprits de sel ; catalogue FRAC Languedoc-Roussillon, Montpellier, 1992.
Image, N°38 ; Centre de la photographie de Genève, décembre 1991.
Égypte, chambre noire ; éditions SPAM, Montpellier, 1991.
Lucigraphies 89 ; éditions Lucigraphies, Strasbourg, 1989.
Photographies, collections du musée d’art moderne et contemporain; éditions des Musées de la Ville de Strasbourg, 1990.
François Sagnes; catalogue pour l’exposition Bryen éclaté ; édition Musée des Beaux-Arts, Nantes, 1981.

En revues :
La Signification suspendue, Jean-Louis Poitevin ; in TK-21.com LaRevue N°46, 25 mai 2015. http://www.tk-21.com/La-signification-suspendue.
Travioles, N°14, hiver 2008 – printemps 2009. (Dix photographies de Marbres I et II accompagnées d’un texte de Luis Mizon.)
lacritique.org ; Prolégomènes à une photographie matérialiste, Jean-Louis Poitevin ; 08 07 2007. http://www.lacritique.org/article-prolegomenes-a-une-photographie-materialiste
Pages paysages, N°5 ; 1994 – 1995.
Intersignes, N°4, La Destruction ; Paris, 1992.
Photographies, N°0, hiver 1982 – 1983.

Encyclopédie internationale des photographes de 1839 à nos jours ; Michelle Auer; éditions Camera Obscura, Genève, 1985 ; et CD rom, Paris, 1996.

Collections publiques

Bibliothèque Nationale, Paris ; Société Française de Photographie, Paris  ; Musée d’Orsay, Paris ; Maison Européenne de la Photographie, Paris ; Fond National d’Art Contemporain, Paris ; Musée d’Art Moderne et Contemporain, Strasbourg ; Musée des Beaux-Arts, Nantes  ; Musée Henri Martin, Cahors  ; Les Abattoirs, Toulouse ; Conservatoire national du Littoral  ; F.R.A.C. Basse-Normandie et Languedoc-Roussillon  ; Artothèques de Strasbourg, Nantes, Caen, La Rochelle  ; Centre méditerranéen de la photographie, Bastia.

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